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Le courrier des lecteurs

Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /Août /2008 18:56

2èmè édition du  festival culturel international du malouf de Skikda

 

Du 05 au 09 Août 2008

Sous le slogan  de « malouf sans frontières »  

                                                          Une réussite presque totale.

 

En rédigeant un article sur la première édition de ce festival, paru dans plusieurs sites du Net, j’étais  vraiment indigné de voir la tournure qu’avait prise l’organition de ce 1er rendez-vous historique pour ma ville Skikda. Tellement de ratages, d’improvisations,  de vides et  de déprogrammation, voir de bricolage que j’ai fini par douter de la bonne foi des animateurs  de ce festival à faire réussir ce grand événement en vu peut être de  le déloger et le  sédentariser par légitimité (… ?) dans la ville des ponts, protectrice (… ?)  du patrimoine malouf. Finalement, la critique sert toujours à quelque chose. J’étais seul parmi ceux qui avaient couvert ce festival à dire des choses justes et sans équivoques. 
 

A ma rencontre avec M Zeraoula Mohamed Said Commissaire (désormais conservateur) du festival le 07/08/2008 dans les coulisses du théâtre de Skikda (régional ou communal ? car son statut n’est pas encore défini, les élus locaux tiennent à ce qu’il demeure municipal) il m’a dit ceci : [ «  Monsieur Mouats, votre article  ne m’a pas contrarié, au contraire,  des critiques émanant des gens sincères et d’autant plus du milieu musical nous réconforte et nous font orienter vers  la rectification des imperfections constatées lors de  la 1ère édition de 2007., mais, il faut connaître les conditions dans les quels s’est déroulée la  première édition où à un mois du rendez-vous rien n’a été encore  réglé » ]. Donc, avec du recul, le temps m’avez donné raison, puisque on avoue ses fautes, même  si dans le bilan dopé de l’édition 2007 et présenté sur le site Web du festival qui donne l’impression pour quelqu’un qui a suivi le festival via les médias que tout a  fonctionné.

Disons le sans détour, ce festival édition 2008 a été une réussite sans plus, car il y a eu un manque de régularités que l’équipe de M Zeroula pouvait éviter.

 

I – Le positif :

  • - La 1ère satisfaction vient du public Skikdi,  des vacanciers de tous les coins du pays ainsi que les quelques familles d’émigrés présents  qui ont  une  soif de culture du «  Bled » avaient suivi les prestations des participants avec intérêts et surtout avec plaisir, puisqu’ ils demeuraient assis tout en applaudissant et fredonnant les airs  de  chansons jusqu’à l’ultime instant de la soirée.
  • - A noter l’accueil chaleureux réservé aux artistes étrangers.
  • - La qualité des troupes musicales a été remarquable (bien sûr à l’exception près…), que ce soit les nationaux ou les étrangers.
  • - La ponctualité pour l’ouverture des rideaux  à  chaque soirée.
  • - Le respect et l’application du programme :
          Conférences, Masters class, organisation dans la salle de spectacles, etc…
  • - L’ouverture d’un site Web sur le festival, même s’il est resté désactivé durant les journées de ce festival car ne répondant pas aux mails des internautes.  Mais l’excellente idée de transmettre via le site toutes les conférences et les soirées en directe est plus que bénéfique. C’était l’une des attractions à retenir dans ce festival.
  • - Et enfin, la réussite de la cérémonie de clôture où les artistes avaient dominé par leur  présence et leurs prises de paroles élogieuses pour le pays et Skikda ville abritant ce forum, contrairement à l’édition précédente où les autorités de la wilaya étaient les plus distingués, car ne l’oublions pas, ce festival est une fête populaire que les pouvoirs publics devraient par devoir et par responsabilité soutenir,  il y a sans doute de l’impact culturel voire politique aussi sur le pays tout entier. Une dernière remarque pour clore l’énumération des satisfecits, c’est la détermination des élus locaux et du premier responsable de la wilaya de maintenir notre ville pour la 3émé édition et prolonger à deux semaines le déroulement de ce grand festival  (dixit le maire de la Ville M Ghanai Farhat).

Cela ne m’empêche pas aussi de souligner quelques imperfections parfois volontaires commises par les organisateurs de ce festival :

 

II- Le négatif :

  • - Pour la deuxième année consécutive le staff dirigeant  du festival est à 100% de Constantine (à l’exception près de  la non présence du musicien le Dr Saâdaoui Mouhamed de Miliana qui a été évincé de cette 2ème  pour avoir formulé des réserves techniques sur l’orchestre national de R Guerbas). 
    Loin du chauvinisme et des  mauvais calculs, je dirai que cela est injuste. A Skikda, il y a des compétences dans tous les domaines pour donner leurs  apports  sur la gestion, l’organisation  et le savoir faire en matière pédagogique sur le  plan musical. A ne pas oublier que Skikda a son conservatoire de musique depuis 1980. Cela signifie qu’il y a des avertis et des spécialistes qui peuvent rivaliser avec certains du staff actuel.      
  • - Normalement le déroulement d’un tel rendez-vous a aussi un petit impact économique sur Skikda et sa région, hélas rien de tout cela puisque les moyens de transport, les supports de communication et autres commodités pour le fonctionnement normal de ce festival émanent tous de Constantine, ville natale du commissaire de ce festival.
  • Quels sont les critères de sélection pour faire participer telle troupe ou telle association à ce festival ? La seule certitude c’est la qualification sans être requis des trois lauréats du festival national du malouf de Constantine qui s’est déroulées quelques jours plutôt. Où sont les villes de l’Est qui excellaient dans le malouf ? même Annaba la 2ème citadelle du malouf est absente, quel bel  hommage rendu aux regrettés  Hacene El Annabi. et Mouhamed El Kourd ? Ce festival est bien sans frontières international, mais avec frontières entre  Wilaya d’Algérie.
  • - Pour la 2èmè année consécutive Skikda n’est pas représenté par ses associations versées  dans le malouf et la sanaâ d’Alger. Ce sont : El Fen Wel Assala et Noudjoum  Rucicada pour la sanaâ,  Rasd we Maya et Ryad El Andalous pour le malouf. Que ceci  soit clair, l’orchestre qui s’est produit à la clôture comme ce fut le cas à la 1ère édition ne représente que lui-même et non Skikda. Il y a une grande différence entre une association qui travail sérieusement toute l’année pour être au rendez-vous et des éléments (fêtards, Ärassa)  qui se regroupent hâtivement à la dernière minute pour négocier un cachet, faire  du réchauffé et monter sur scène pour s’adonner à une risée. Pour l’information, la Direction de la culture de Skikda avait demandé au conservatoire voila des mois déjà de préparer un programme spécial pour ce festival avec des élèves d’un certain niveau et des musiciens indépendants. Ce n’est que quelques jours avant le début du festival que le commissaire avait signifié qu’il n’acceptait pas cet ensemble car n’ayant pas le niveau requis pour y figurer au programme. Voila bien Monsieur Zerouala le résultat ! Ne pas encourager et ne pas faire confiance à des élèves du conservatoire c’est ignorer les A, b, c de la musique.
  • - Qui avait décommandé de ne pas retenir  le théâtre romain (plus de 1000 places) pour abriter le festival ? Le prétexte était que les loges des artistes  n’étaient pas au point. Nous sommes en saison estivale, une grande tente aurai suffit pour parer à cela. 
  • - Une dernière remarque, c’est l’hommage rendu au cheikh Libyen M Hassen Aribi et au grand absent Mouhamed Tahar EL Fergani. Si le premier avait reçu sa distinction avec honneur et reconnaissance à notre pays, le second avait préféré bouder la cérémonie avec mépris et sans explication ni excuse (nous connaissons parfaitement les causes de cette défection). Heureusement que le cheikh de Constantine M Rahmani Salah  était là pour recevoir cet honneur avec modestie et sagesse. Il  aurait pu refuser cette substitution de dernière minute. 

Je peux continuer à déceler d’autres  failles,  je préfère m’arrêter là, mais je ne peux taire cette bavure commise à l’encontre de nos correspondants locaux des journaux qui ont vu cette distinction offerte par le commissariat du festival en allant récompenser  un journaliste d’El Khabar (correspondant à Constantine de ce journal) qui était  présent uniquement à la clôture, au détriment des journalistes locaux qui avaient pourtant couvert et veillé durant tout le festival. Bravo au correspondant local du journal El Massa qui avait crié fort et de belle manière pour annuler cette mascarade où normalement le copinage et les affinités n’ont pas de place lorsqu’il  s’agit de récompenser les plus méritants. 
                                                Vive le malouf et longue vie à ce festival.


 
                                Mouats Hafid, musicien, membre de l’association musicale :

El Fen Wel Assala de Skikda.

A souligner que Mr Mouats Hafid tient un blog musical « Le diapason de Skikda »

Par Andaloussiate - Publié dans : Le courrier des lecteurs
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Samedi 1 mars 2008 6 01 /03 /Mars /2008 21:56

"Chers amis, en cherchant dans les archives de Dar – El – Gharnatia, j’ai pu trouver des photos du mois d’Avril 1976, à l’occasion de la visite chez nous à Koléa du maître. Cheikh Abdelkrim Dali Ellah yarahmou a interprété des Morceaux de haouzi en compagnie de l’orchestre mixte de Gharnata Tlemcen et Gharnatia de Koléa. Je me fais un plaisir de vous adresser une à l’occasion de la célébration du 30 ème anniversaire de sa mort."
                      Kherrous Boualem
        
                                            Président de Dar - El - Gharnatia

Dar_dali-petit-copie-1.JPG

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Remerciements à Mr Kherrous Boualem pour sa charmante contribution.

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Dali_1928.JPG
Photo anvoyée par Dr. Yahia Ghoul de Houston.
Par Andaloussiate - Publié dans : Le courrier des lecteurs
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Mercredi 30 janvier 2008 3 30 /01 /Jan /2008 23:10

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Les migrations et expulsions de population andalouses se succédèrent, parallèlement à la Reconquête, tout au moins à partir du XIIIe siècle. La récupération du territoire par les royaumes chrétiens du Nord comportait l’absorption de la population musulmane dans certains cas, et dans d’autres cas son expulsion, suivie d’une implantation systématique de colons descendus du Nord.
L’expulsion définitive des musulmans en 1609 a été précédée de toute une série d’expulsions partielles et de sorties plus au moins massives et tolérées, entre le XIIIe siècle et le début du XVIIe siècle. Il serait très risqué de se livrer à un examen quantitatif de la population musulmane expulsée ou émigrée au cours de cette période.
Même la population de Grenade, qui avait gardé son statut musulman dans l’Espagne unifiée des Rois Catholiques, après la prise du Royaume, perd en 1502 cette qualité et est obligée de choisir entre la conversion, en se réconciliant avec la Foi Chrétienne, et l’émigration. C’est à ce moment là que commence vraiment l’histoire des Moriscos espagnols, coupés d’un sol et d’une conscience spécifiquement musulmans, les attaches étant rompues avec une Espagne de plus en plus soucieuse de pureté religieuse et de preuves montrant sa foi militante et intransigeante.
Nous désignons par Moriscos (appellation du vocabulaire espagnol) les arabo-musulmans opposés aux chrétiens, du point de vue militaire, religieux, culturel ou linguistique. Les maures ainsi chassés du contient européen, sur lequel ils avaient pris pied depuis près de huit cents ans, conçurent à l’égard des espagnols une haine implacable. Ils emportèrent dans leur exil, le désir farouche à la fois de se venger et de récupérer d’une manière ou d’une autre la valeur de leurs biens perdus. L’édit d’expulsion leur assignait la Turquie comme lieu de séjour, avec défense sous peine de mort de passer en Afrique. Néanmoins, beaucoup d’entre eux ne tardèrent pas à se fixer en Tunisie, Algérie et Maroc.  
Durant l’expulsion générale et définitive en 1609, l’expulsion des Moriscos de Valence fut la première ; Elle fut réalisée en un temps record et acheminée dans une seule direction : l’enclave espagnole d’Oran et les ports d’appui d’Arzew et Mostaganem, d’où les Moriscos furent presque immédiatement filtrés vers les royaumes de Fez et de Tlemcen.
Des auteurs comme Fonseca et Rojas et l’auteur du Manuscrit de Bologne, nous disent que les Moriscos se trouvaient chaque jour davantage à la merci des attaques des arabes et des pirates. Dans ces circonstances, les Moriscos tels que les Aragonais durent se décider pour le pays qui pouvait leur garantir le meilleur accueil possible. A cette époque, c’était la Tunisie. Rappelons seulement que dans le port d’Agde, où s’embarquèrent un bon nombre d’Aragonais, se trouvait un consul turc qui les protégea et leur conseilla de se diriger vers la Tunisie, qui a cette époque était déjà une régence turque.
Tous les auteurs espagnols de l’époque se font l’écho du mauvais accueil que les africains faisaient à leurs coreligionnaires espagnols. Fonseca et Rojas écrivent que les pertes furent si nombreuses qu’il n’en resta que le quart. Bien sûr, une telle appréciation est exagérée, mais certainement, les Moriscos, eurent beaucoup de problèmes et subirent de grandes pertes à cause de la disette, de l’épuisement et des mauvaises conditions de leurs nouveaux lieux d’habitation.
Ces Moriscos, du fait de leur afflux massif, furent très mal accueillis sur les plages et dans le territoire oranais. Le gouverneur espagnol de cette région, le Duc d’Aguilar, avait négocié leur admission avec les royaumes de Fez et de Tlemcen. Mais ces régions ne pouvaient absorber sans bouleversement un si grand nombre de gens dans un laps de temps aussi court, d’autant plus que les biens que les expulsés emmenaient avec eux éveillaient l’ambition et la cupidité des naturels. Nombre de Moriscos valenciens, arrivés en 1609 dans ces lieux, furent massacrés et volés impunément.
Un bon connaisseur de cette zone à cette époque, le Père Haedo, nous dépeint l’excellent accueil que recevaient les Moriscos en arrivant à Alger, où ils retrouvaient une importante colonie de leurs compatriotes de la péninsule. Haedo, vers 1605, affirme qu’il y avait à Alger quelques « mil casas » de moriscos. Cette minorité aurait gonflé extraordinairement avec les nouveaux apports de 1609-1614.
En Maroc, ce furent les Moriscos andalous, en suivant un courant d’immigration qui venait des derniers siècles du moyen âge : on peut dire que l’Andalousie musulmane, avec sa culture rayonnante, s’était déversée sur le Maroc pendant son agonie, pour donner lieu à une nouvelle renaissance en territoire marocain.
En Tunisie, nous retrouvons quelques groupes de Moriscos valenciens, une très forte majorité d’aragonais et aussi un bon contingent de castillans.

Extrait de la thèse de doctorat inédite Los moriscos españoles emigrados al norte de Africa, después de la expulsión. Traduction de l’extrait par J. et C. Penella, révision de M. de Epalza et J. Servage.

Par: Redactor

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Lundi 17 décembre 2007 1 17 /12 /Déc /2007 21:51
Dar El Gharnatia au festival International de Musique Andalouse de Casablanca…
 
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« Dar El Gharnatia de Koléa a eu l’insigne honneur de représenter dignement l’Algérie à l’occasion de la 4ème rencontre des musiques andalouses qui s’est tenue les 29 novembre au 2 décembre 2007 à Casablanca au Maroc. Cette rencontre a vue la participation de la Syrie, de L’Espagne  de la Tunisie et du Maroc.         
 
Notre formation s’est produite en deux soirées, l’une à Mohammedia et l’autre à l’office des changes de Casablanca.
 
A Casablanca, devant un public de plus de 1200 personnes, connaisseurs, mélomanes et passionnés de musique, Dar-el-Gharnatia a pu par sa magnifique prestation d’une belle nouba zidane et des iklabates variés, ainsi qu’avec les solistes Amina Zeghouani et Imane Sahir dans des tours de chants inédits ont soulèves des tonnes d’applaudissements.
 
L’occasion nous as été donnée d’offrir au Maître Mohamed Briouel directeur du conservatoire de Fès deux grandes belles photos représentants le Cheikh Abbdelkrim Raïs et son orchestre prises au siège de l’association de dar-el-gharnatia en 1976 à l’occasion d’un inoubliable concert qu’i l a donné devant nos invités, nos amis et nos élèves, ce fut un moment de pur bonheur.
 
La musique andalouse est savante, son caractère original, elle a le don de réunir autour d’elle les peuples du Maghreb dans un profond élan de générosité d’amour et de fraternité. » 
Kherrous Boualem, Président de Dar-el-gharnatia de Koléa.

1.JPG De gauche à droite: Mohamed Briouel- Anas Harti- Mohamed Laqlalech- Kherrous Boualem

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Vives remerciements à Mr. Kherrous Boualem.

http://www.darelgharnatia.dz/
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Actualité/Evènements

 

Brahim Hadj Kacem

Au CCA Paris

Samedi 09/06/2012 à 20h30

 

brahim hadj kacem

 

 

 

  Hommage à Cheikh Ahmed Malti

Palais de la Culture d'Imama, Tlemcen

Le 12/06/2012

 

Hommage Malti

 

 

Le Nouveau CD de

Dar El Gharnatia

 "Nouba Maya"

 

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