Alimentez-vous en musique !!!

 

 

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Vendredi 29 août 2008

Bonsoir à tous.

 

Après 32 mois de partage, le blog Andaloussiate vous annonce une interruption momentanée de ses publications, dans l’espoir de revenir sur la toile avec une nouvelle formule et une meilleure approche, au service de notre cher patrimoine andalou.

 

Rappelons que le blog Andaloussiate a été créé le 01/12/2005, et compte : 168 articles, plus de 1000 commentaires, plus de 122000 visites, et près de 140 fidèles inscrits à notre newsletter. (Situation arrêtée le 29/08/2008) 

 

Nous remercions vivement toute personne ayant collaboré de près ou de loin à l’enrichissement de ce blog. 


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Pensée à feu
Tarik Hamouche (25/02/1978 – 30/08/2004)


Extrait du passage de feu Tarik Hamouche (Avec Nasreddine Beghdadi), à Radio Bedjaia dans l'émission de notre ami Fatah Imeloul, le 24 octobre 2002.
Par Andaloussiate - Publié dans : Binatna
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Vendredi 22 août 2008

Photos du Centenaire de maître Sadek Bédjaoui (du 26 au 28 décembre 2007):



De gauche à droite: Djemel Mahindad, Jamil & Rochdy Bouyahia (fils de Cheikh Sadek), Hadj Ghaffour, Cheikh Keddour Dersouni.

Photo de famille, en compagnie de Mrs. Brahim Belledjreb, Sid Ahmed Serri, Abdelwahab Nefil (membres du bureau de la fédération des associations de la musique andalouse)

Mr. Fatah Imeloul, producteur et animateur de l'émission "Maya w'mizen" sur Radio Bédjaia, en train de faire une interview à Hadj Ghaffour.



Par Andaloussiate - Publié dans : Galerie
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Samedi 16 août 2008

2èmè édition du  festival culturel international du malouf de Skikda

 

Du 05 au 09 Août 2008

Sous le slogan  de « malouf sans frontières »  

                                                          Une réussite presque totale.

 

En rédigeant un article sur la première édition de ce festival, paru dans plusieurs sites du Net, j’étais  vraiment indigné de voir la tournure qu’avait prise l’organition de ce 1er rendez-vous historique pour ma ville Skikda. Tellement de ratages, d’improvisations,  de vides et  de déprogrammation, voir de bricolage que j’ai fini par douter de la bonne foi des animateurs  de ce festival à faire réussir ce grand événement en vu peut être de  le déloger et le  sédentariser par légitimité (… ?) dans la ville des ponts, protectrice (… ?)  du patrimoine malouf. Finalement, la critique sert toujours à quelque chose. J’étais seul parmi ceux qui avaient couvert ce festival à dire des choses justes et sans équivoques. 
 

A ma rencontre avec M Zeraoula Mohamed Said Commissaire (désormais conservateur) du festival le 07/08/2008 dans les coulisses du théâtre de Skikda (régional ou communal ? car son statut n’est pas encore défini, les élus locaux tiennent à ce qu’il demeure municipal) il m’a dit ceci : [ «  Monsieur Mouats, votre article  ne m’a pas contrarié, au contraire,  des critiques émanant des gens sincères et d’autant plus du milieu musical nous réconforte et nous font orienter vers  la rectification des imperfections constatées lors de  la 1ère édition de 2007., mais, il faut connaître les conditions dans les quels s’est déroulée la  première édition où à un mois du rendez-vous rien n’a été encore  réglé » ]. Donc, avec du recul, le temps m’avez donné raison, puisque on avoue ses fautes, même  si dans le bilan dopé de l’édition 2007 et présenté sur le site Web du festival qui donne l’impression pour quelqu’un qui a suivi le festival via les médias que tout a  fonctionné.

Disons le sans détour, ce festival édition 2008 a été une réussite sans plus, car il y a eu un manque de régularités que l’équipe de M Zeroula pouvait éviter.

 

I – Le positif :

  • - La 1ère satisfaction vient du public Skikdi,  des vacanciers de tous les coins du pays ainsi que les quelques familles d’émigrés présents  qui ont  une  soif de culture du «  Bled » avaient suivi les prestations des participants avec intérêts et surtout avec plaisir, puisqu’ ils demeuraient assis tout en applaudissant et fredonnant les airs  de  chansons jusqu’à l’ultime instant de la soirée.
  • - A noter l’accueil chaleureux réservé aux artistes étrangers.
  • - La qualité des troupes musicales a été remarquable (bien sûr à l’exception près…), que ce soit les nationaux ou les étrangers.
  • - La ponctualité pour l’ouverture des rideaux  à  chaque soirée.
  • - Le respect et l’application du programme :
          Conférences, Masters class, organisation dans la salle de spectacles, etc…
  • - L’ouverture d’un site Web sur le festival, même s’il est resté désactivé durant les journées de ce festival car ne répondant pas aux mails des internautes.  Mais l’excellente idée de transmettre via le site toutes les conférences et les soirées en directe est plus que bénéfique. C’était l’une des attractions à retenir dans ce festival.
  • - Et enfin, la réussite de la cérémonie de clôture où les artistes avaient dominé par leur  présence et leurs prises de paroles élogieuses pour le pays et Skikda ville abritant ce forum, contrairement à l’édition précédente où les autorités de la wilaya étaient les plus distingués, car ne l’oublions pas, ce festival est une fête populaire que les pouvoirs publics devraient par devoir et par responsabilité soutenir,  il y a sans doute de l’impact culturel voire politique aussi sur le pays tout entier. Une dernière remarque pour clore l’énumération des satisfecits, c’est la détermination des élus locaux et du premier responsable de la wilaya de maintenir notre ville pour la 3émé édition et prolonger à deux semaines le déroulement de ce grand festival  (dixit le maire de la Ville M Ghanai Farhat).

Cela ne m’empêche pas aussi de souligner quelques imperfections parfois volontaires commises par les organisateurs de ce festival :

 

II- Le négatif :

  • - Pour la deuxième année consécutive le staff dirigeant  du festival est à 100% de Constantine (à l’exception près de  la non présence du musicien le Dr Saâdaoui Mouhamed de Miliana qui a été évincé de cette 2ème  pour avoir formulé des réserves techniques sur l’orchestre national de R Guerbas). 
    Loin du chauvinisme et des  mauvais calculs, je dirai que cela est injuste. A Skikda, il y a des compétences dans tous les domaines pour donner leurs  apports  sur la gestion, l’organisation  et le savoir faire en matière pédagogique sur le  plan musical. A ne pas oublier que Skikda a son conservatoire de musique depuis 1980. Cela signifie qu’il y a des avertis et des spécialistes qui peuvent rivaliser avec certains du staff actuel.      
  • - Normalement le déroulement d’un tel rendez-vous a aussi un petit impact économique sur Skikda et sa région, hélas rien de tout cela puisque les moyens de transport, les supports de communication et autres commodités pour le fonctionnement normal de ce festival émanent tous de Constantine, ville natale du commissaire de ce festival.
  • Quels sont les critères de sélection pour faire participer telle troupe ou telle association à ce festival ? La seule certitude c’est la qualification sans être requis des trois lauréats du festival national du malouf de Constantine qui s’est déroulées quelques jours plutôt. Où sont les villes de l’Est qui excellaient dans le malouf ? même Annaba la 2ème citadelle du malouf est absente, quel bel  hommage rendu aux regrettés  Hacene El Annabi. et Mouhamed El Kourd ? Ce festival est bien sans frontières international, mais avec frontières entre  Wilaya d’Algérie.
  • - Pour la 2èmè année consécutive Skikda n’est pas représenté par ses associations versées  dans le malouf et la sanaâ d’Alger. Ce sont : El Fen Wel Assala et Noudjoum  Rucicada pour la sanaâ,  Rasd we Maya et Ryad El Andalous pour le malouf. Que ceci  soit clair, l’orchestre qui s’est produit à la clôture comme ce fut le cas à la 1ère édition ne représente que lui-même et non Skikda. Il y a une grande différence entre une association qui travail sérieusement toute l’année pour être au rendez-vous et des éléments (fêtards, Ärassa)  qui se regroupent hâtivement à la dernière minute pour négocier un cachet, faire  du réchauffé et monter sur scène pour s’adonner à une risée. Pour l’information, la Direction de la culture de Skikda avait demandé au conservatoire voila des mois déjà de préparer un programme spécial pour ce festival avec des élèves d’un certain niveau et des musiciens indépendants. Ce n’est que quelques jours avant le début du festival que le commissaire avait signifié qu’il n’acceptait pas cet ensemble car n’ayant pas le niveau requis pour y figurer au programme. Voila bien Monsieur Zerouala le résultat ! Ne pas encourager et ne pas faire confiance à des élèves du conservatoire c’est ignorer les A, b, c de la musique.
  • - Qui avait décommandé de ne pas retenir  le théâtre romain (plus de 1000 places) pour abriter le festival ? Le prétexte était que les loges des artistes  n’étaient pas au point. Nous sommes en saison estivale, une grande tente aurai suffit pour parer à cela. 
  • - Une dernière remarque, c’est l’hommage rendu au cheikh Libyen M Hassen Aribi et au grand absent Mouhamed Tahar EL Fergani. Si le premier avait reçu sa distinction avec honneur et reconnaissance à notre pays, le second avait préféré bouder la cérémonie avec mépris et sans explication ni excuse (nous connaissons parfaitement les causes de cette défection). Heureusement que le cheikh de Constantine M Rahmani Salah  était là pour recevoir cet honneur avec modestie et sagesse. Il  aurait pu refuser cette substitution de dernière minute. 

Je peux continuer à déceler d’autres  failles,  je préfère m’arrêter là, mais je ne peux taire cette bavure commise à l’encontre de nos correspondants locaux des journaux qui ont vu cette distinction offerte par le commissariat du festival en allant récompenser  un journaliste d’El Khabar (correspondant à Constantine de ce journal) qui était  présent uniquement à la clôture, au détriment des journalistes locaux qui avaient pourtant couvert et veillé durant tout le festival. Bravo au correspondant local du journal El Massa qui avait crié fort et de belle manière pour annuler cette mascarade où normalement le copinage et les affinités n’ont pas de place lorsqu’il  s’agit de récompenser les plus méritants. 
                                                Vive le malouf et longue vie à ce festival.


 
                                Mouats Hafid, musicien, membre de l’association musicale :

El Fen Wel Assala de Skikda.

A souligner que Mr Mouats Hafid tient un blog musical « Le diapason de Skikda »

Par Andaloussiate - Publié dans : Le courrier des lecteurs
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Mardi 12 août 2008
Une clôture en apothéose


Le 2e Festival international du malouf s’est achevé tard dans la soirée de samedi au Théâtre régional de Skikda. La soirée de clôture a été animée par l’orchestre andalou de la ville de Skikda, l’orchestre régional du malouf et la troupe marocaine qui ont su créer une ambiance digne des ambitions internationales de ce jeune festival. Le public a pleinement adhéré au répertoire des artistes qui se sont produits pour la clôture, en reprenant les noubas de l’orchestre skikdi, notamment Ayouha Essaqi et noubat el mezmoum (nouba muette) de l’orchestre régional de Constantine dirigé par Mohamed Larbi Ghazal. La troupe marocaine a eu droit aux applaudissements enthousiastes du public qui a apprécié, à sa juste valeur, la voix du jeune Abdelmoumen Abderrahim qui a subjugué l’assistance par sa force, en exécutant des maoual et des qacidas telle que El fayacha. A rappeler qu’au cours des soirées précédentes, notamment la deuxième, Khalil Kradman de Turquie a, quant à lui, donné un aperçu remarquable de son art du tarab en jouant du qanoun, avant de laisser la scène à l’orchestre syrien dirigé par Nabil Qassis.

La troupe du malouf libyenne s’est distinguée durant la quatrième nuit, sous la conduite de Hassan Aribi qui a exécuté des waslas d’une grande beauté lyrique. Le conservateur du festival, Mohamed Saïd Zerouala, a considéré à juste titre, que cette deuxième édition a été une réussite, au cours de la remise des récompenses aux chouyoukh du malouf. Le Festival du malouf de Skikda a été diffusé sur Internet. Des conférences académiques, dont celle animée par le maître marocain Abdelmoumen Abderrahim, sous le titre «la musique andalouse, authenticité et contemporanéité» ont marqué cette manifestation. Selon l’intervenant, «l’abandon du patrimoine aux aléas de l’oubli, conduit à la désagrégation du bon goût, de même que les excès dans la recherche du renouveau, éloigne de la maîtrise de l’instrument lui-même».

En outre, le conférencier a considéré qu’«une tendance appelle à l’introduction de nouveaux instruments et à l’assujettissement aux canons occidentaux et à l’abandon de la tradition orale, pendant que la deuxième préconise la protection et la conservation de l’instrument et de l’héritage». Le conférencier a souligné les difficultés rencontrées dans les efforts entrepris pour classer le patrimoine andalou, en raison, notamment des divergences entre les écoles.
R.C

Publié dans le journal L'Expression, le 11/08/2008 (page 21)
Par Andaloussiate - Publié dans : Manifs Culturelles & Festivals
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