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Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 19:24

 

La sixième édition musicale intitulée «Andalousiate Ramadhan» de la ville de Sidi Bel Abbès aura tenu toutes ses promesses.

(Article publié le 27/08/2011 dans El Watan, par M.Habchi)

 

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L'association Nagham El Andalous

  

La manifestation, qui s’est étalée sur une quinzaine de jours, a été l’occasion pour les adeptes de la musique andalouse de renouer avec l’ambiance et la convivialité que procurent de tels événements culturels.
La scène du Théâtre de verdure, devenue en ces soirées du Ramadhan l’un des sites d’animation les plus  attractifs,  a vu défiler plusieurs troupes artistiques issues des quatre coins du  pays. On citera, à ce propos, les associations  Mustpaha Belkhodja, Ibn Bahdja, Awtar Tilimsen, El Mouwahidia, El Andalousdia, Nassim El Andalous et Angham El
Andalouss qui, à l’image des  orchestres Awtar El Arabi et Zakria Ben M’rah, ont eu le mérite de présenter, comme de coutume, au public des prestations musicales de bonne facture. La richesse du répertoire musical qui a été programmé durant cette édition a, en effet, permis aux spectateurs, venus nombreux pour la circonstance, de s’offrir allègrement
de réels moments de plaisir en se délectant de chansons mélodieuses léguées par d’illustres maîtres de la
musique andalouse. En somme, des chansons qui dégagent un parfum d’authenticité, d’exaltation et de romance. Bref, des airs au rythme entraînant dont le contenu s’inspire des choses de la vie.


Pari gagné pour les organisateurs de cette nouvelle édition des Andalousiates Ramadhan, dans la mesure où celle-ci a permis de répondre à ce besoin irrépressible de se divertir qu’ont les citoyens en quête de détente et de délassement.  Pour s’en convaincre, il suffit de s’en remettre aux impressions livrées à ce propos par quelques spectateurs
qui n’ont pas tari déloges en qualifiant cette édition musicale de véritable réussite.  Mais, au-delà  des prestations musicales fournies par les interprètes, il faut préciser, à juste titre, que la bonne organisation technique et matérielle de la manifestion y a été pour
quelque chose. Visiblement éblouis par l’ambiance de bon aloi et de bonhomie qui ont prévalu tout au long de ces soirées, bon nombre de mélomanes pensent déjà aux prochaines Andalousite Ramadhan. Certains
d’entre eux, proches des organisateurs, feront remarquer à ce sujet que les troupes musicales y participent moins pour un quelconque gain ou revenu que pour faire plaisir au public avec lequel ils aiment partager leur passion. 

 

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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 19:55

 

Tlemcen: La poésie et l'andalou revisités

par Belbachir Djelloul (le Quotidien d'Oran, le 26/06/2011)

 

 

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Le colloque international sur la musique et la poésie andalouses: «La nouba, empreintes passées et perspectives d'avenir», a pris fin dans l'après-midi de mercredi dernier. Rappelons que cette rencontre a été organisée conjointement par l'université de Tlemcen et le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques, qui a vu la participation de neuf pays étrangers.

C'est la première fois que des institutions académiques proposent un travail de haut niveau sur cet art musical qu'on a toujours inscrit dans une dimension culturelle limitée à la tradition. En plus de 35 universitaires chercheurs et spécialistes dans le domaine de la musicologie et de la pratique musicale, le comité scientifique a aussi autorisé quelques interventions de personnes appartenant à la société civile qui devaient donner leur point de vue sur certains axes de la discussion.

Les exposés tournaient autour de la nouba andalouse. Et dès les premières séances, le concept de « musique andalouse » fut l'objet de débat de la part de chercheurs arabes et occidentaux, notamment du musicologue Mahmoud Guettat de Tunisie, qui lui parle de musique maghrébo-andalouse, alors que d'autres préfèrent l'appellation de musique maghrébine.

 

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Le Dr Benbabaali Saadane, de la Sorbonne Paris-3, a fait le lien entre le texte chanté et son interprétation qui peut être plurielle. De son côté, le Pr Nadir Maarouf, de l'université de Picardie, a fait un état des lieux de cette musique ancestrale en la plaçant dans une sphère anthropologique, voire philosophique, en laissant entendre que des pistes de recherche dans cette discipline sont à envisager. Rostane Rachida, de l'université de Tlemcen, est allée dans le même sens, sauf qu'elle a mieux explicité les dimensions philosophique et méthodologique des perspectives d'avenir dans la recherche ethnomusicologique.
 
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Pierre Augier, musicologue français de renom, a évoqué la problématique de la transcription de cette musique et les «risques» de perdre tous les autres éléments culturels qui accompagnent la nouba et que la notation en solfège ne peut pas tout transcrire. Tewfik Benghabrit, qui est musicien compositeur, mais aussi et surtout président du comité scientifique ayant eu la charge, avec Mme Maya Saïdani, musicologue et enseignante chercheure au CNRPAH, de préparer ce colloque, a évoqué pour sa part la possibilité de réfléchir sur une didactique sur l'appropriation de la nouba sur la base d'une transmission intergénérationnelle de manière informelle au sein des familles tlemcéniennes.

 

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D'un autre côté, M. Jürge Elsner, professeur émérite à la retraite, rattaché au laboratoire de l'université de Humboldt à Berlin (Allemagne), a présenté une nouvelle approche sur l'analyse tonale de la musique andalouse, une musique sur laquelle il a publié beaucoup d'ouvrages. Manuella Cortes, de l'université de Grenade en Espagne, a présenté un exposé très intéressant sur la conservation du patrimoine en Espagne et les efforts consentis par son université à cet effet.

L'Américain Reynods Dwight, spécialiste de la musique arabo-andalouse à l'université de Californie de Santa Barbara, a fasciné l'auditoire non seulement par la qualité du contenu de son intervention, mais aussi par la maîtrise de la langue arabe qu'il a utilisée lors de son exposé. Il a évoqué pour sa part l'histoire de la nouba à travers les chansonniers les plus anciens.
 

Les amateurs de la nouba ont eu l'opportunité de débattre de plusieurs autres axes suscités par les interventions de Mme Benmansour Sabiha, ou celle de Salim El-Hassar, qui ont proposé des réflexions quant à la conception de cette musique qui balance entre tradition et modernité.

L'autre message intéressant qui s'est dégagé de ce colloque est celui du sémantisme de la notion de « nouba » dont on peut retrouver les mêmes mouvements dans la musique traditionnelle yéménite, qui, selon Jean Lambert, musicologue français, dans la musique « classique » yéménite, le Chant de Sanaa, le musicien soliste chante habituellement en s'accompagnant du luth oriental ou du luth monoxyde tarab/ganbûs, propre à cette région de la péninsule Arabique.

Helena Tyrväinen, musicologue chercheure à l'université d'Helsinki (Finlande), a exposé devant son excellence l'ambassadeur de son pays, venu lui aussi assister au colloque, a expliqué à sa manière la nouba vue par un compositeur d'opéra finlandais.

 

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Notons la présence dans la salle, durant les trois jours du colloque, de l'écrivain algérien Rachid Boudjedra et du sympathique chanteur kabyle Djamel Lallam.

Même si le rythme des séances de travail était infernal (de 9h à 18h), les organisateurs ont prévu, en marge des débats scientifiques, des concerts de musique dans la salle de spectacle du nouveau palais de la culture, qui se déroulaient à partir de 20h. La nouba fut ainsi interprétée par les associations des trois écoles : l'ensemble régional de Constantine qui a interprété majestueusement la nouba Sika, alors que l'association de Mezghenna d'Alger a présenté un florilège de pièces andalouses. L'association El-Kortobia de Tlemcen a présentéune démonstration d'une nouba tlemcénienne, à savoir « Raml El-Achya », sous la houlette de maître Boukli Hacène Salah.

Le répertoire haouzi a été interprété, d'une part, par Nadir Maarouf, présentant un récital de la vieille école, et, d'autre part, par la jeune Ghenim Nisrine qui monte et qui a séduit le public.

Nous ne pouvons pas terminer cet article sans évoquer deux faits marquants que le public tlemcénien n'est pas près d'oublier: le merveilleux concert classique présenté par l'association «Echems» d'Alger, composée de 43 enfants en difficultés pour la plupart d'entre eux, car atteints d'autisme: le public est resté sans voix devant la virtuosité de la pratique musicale de ces enfants.

Enfin, les Master Class, lancés en partenariat avec l'association Gharnata de Tlemcen et les organisateurs, a donné lieu à un joli spectacle: une jeune fille de 16 ans jouant merveilleusement du rebab, une autre qui excellait dans le jeu de la kouitra, alors qu'une troisième a chanté comme un rossignol. M. Hachi Slimane, directeur du CNRPAH et représentant Mme la ministre de la Culture, accompagné de M. Djafour Mustapha, vice-recteur des relations extérieures de l'université de Tlemcen, ont clôturé ensemble ce beau colloque après avoir récompensé les jeunes lauréats du concours, ces fleurs qui représentent l'avenir de cette musique qu'on nomme algérienne, maghrébine ou d'origine andalouse. Qu'importe, elle existe: donc protégeons-la.  
 
 

 El Kortobia

 
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Nadir Marouf

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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 21:15
 
La chronique de Abdelhakim Meziani

(Liberté, le 18/06/2011)

 

 

C’est avec un immense plaisir que j’ai renoué avec les manifestations organisées à l’initiative du ministère de la Culture. Grâce, qu’il me soit permis de le souligner, à la complicité de mon ami Slimane Hachi, directeur du Centre national de recherches préhistorique, anthropologique et historique d’Alger. Chassé de Cadix par l’Inquisition et de Tlemcen par les janissaires turcs, fallait-il que je demeure indéfiniment exilé chez moi au moment où, pourtant, l’ancienne capitale des Zianides allait abriter un colloque que ses organisateurs du CNRPAH d’Alger et de l’université de Tlemcen, ont intitulé “L’École de Tlemcen, la nouba, empreintes passées et perspectives d’avenir ? Que nenni même si votre modeste chroniqueur se trouve être un amoureux passionné de la nouba Ghrib ! Le désert n’est pas seulement dans l’espace, il est également dans le temps, m’avait confié un jour Djelloul Benkalfat. La longue traversée des siècles – ce désert – ne fut pas épargnée à ceux qui transportaient, à Tlemcen d’aujourd’hui, le message musical andalous, arrivé de Cordoue en 1236. Ce voyage de sept siècles et demi, fut entrepris comme une course de relais, par des hommes admirables qui, recevant le mobile, en l’occurrence la musique andalouse, d’un maître, préparaient des jeunes disciples qui, à leur tour, continuaient la ronde du temps, le cycle commença au XIIIesiècle. Comme les troubadours d’autrefois, ces messagers du passé qui ont comme nom Berrahma, Lazzouni, Baghdadli, Makchiche, Dib, Boudelfa, d’autres et bien d’autres encore à l’image des cheïkhs Larbi et Redouane Bensari, Omar Bekhchi, Mohammed Bouali, Abderrahmane Sekkal ou Mustapha Brixi, perdus dans l’anonymat de l’oubli et le désert des siècles, ont eu droit à toute la reconnaissance, à toute la gratitude d’un colloque académique, une grande première à Tlemcen.
Il ne pouvait en être autrement, tant ces maîtres ont été parmi les bâtisseurs de notre personnalité, de notre entité nationale, me confiait mon ami Omar Dib : “Il est des hommes qui gravent dans la mémoire du peuple le souvenir de sa grandeur, et dans la conscience, le devoir continuel de la rétablir”. Certains d’entre eux, martelait-il, tels des balises dans la tempête, semblables à des repères indestructibles, demeurent les gardiens vigilants de notre patrimoine. Ce n’est pas sans raison si le ministère de la Culture a tenu à les honorer en présence de musicologues étrangers de qualité, venus des États-Unis, de France, d’Espagne, d’Allemagne, de Finlande, de Jordanie, de Tunisie et du Maroc, sans oublier les spécialistes nationaux d’Alger, de Constantine de Tlemcen et de France. Certes, Le colloque “L’École de Tlemcen, empreintes passées et perspectives d’avenir” a donné lieu à des communications inégales, certains intervenants donnant même l’amère impression de s’être trompés de partition.
Pour autant, cela n’a nullement empêché la qualité d’être au rendez-vous des attentes de Slimane Hachi et de Tewfik Benghabrit, respectivement directeur du CNRPAH d’Alger et représentant de l’université de Tlemcen. Des interventions d’une grande teneur scientifique, ont en effet, réconcilié l’assistance avec sa muse. Comme celle, par exemple de Dwight Reynolds (USA) qui mit l’accent sur une réalité tangible : “Après les textes médiévaux d’Ibn Hayyan, Ibn Sana al-Mulk et Ahmed Tifâshi, il y a une lacune de plusieurs siècles dans la documentation historique sur le développement de la musique andalouse”. Manuela Cortès-Garcia (Espagne) invite, pour sa part, au renforcement des travaux en mesure de permettre de cataloguer et de digitaliser les sources manuscrites en vue de favoriser l’intégration du patrimoine dans le réseau des bibliothèques et l’ouverture de nouveaux domaines de recherche. Comme pour ajouter à cet In-siraf grenadin une sorte de ritournelle Ghrib, Mohammed Tewfik Benghabrit, renchérit en mettant l’accent sur une didactique basée sur les modalités formelles et informelles d’appropriation de la nouba andalouse sur la base de la transmission intergénérationnelle au sein des familles et des associations culturelles.
Un passage obligé que ces sociétés musicales, à plus forte raison lorsque le mélomane sait que la pratique des trois écoles algériennes relève d’une patrimonialisation sédentaire où des permissivités dues aux altérations induites par la transmission orale sont des plus évidentes, fera remarquer non sans pertinence le professeur Nadir Marouf.

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Vendredi 24 décembre 2010 5 24 /12 /Déc /2010 15:18

 Michel Sadanovsky

(guitare classique)

 

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 (1er prix du concours international de guitare à Paris)

 

 

Ensemble de Sousse

(malouf)

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Photos: Zouhir Guellati

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Actualité/Evènements

 

Brahim Hadj Kacem

Au CCA Paris

Samedi 09/06/2012 à 20h30

 

brahim hadj kacem

 

 

 

  Hommage à Cheikh Ahmed Malti

Palais de la Culture d'Imama, Tlemcen

Le 12/06/2012

 

Hommage Malti

 

 

Le Nouveau CD de

Dar El Gharnatia

 "Nouba Maya"

 

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