Samedi 21 juin 2008

Le Festival du Hawzi trouve ses adeptes


Le comité de préparation du 2ème Festival national de musique Hawzi a démarré officiellement mercredi dernier au Grand Bassin, aménagé pour recevoir, de toutes les régions d’Algérie, trois orchestres par Soirée. La première soirée a vu la prestation de la grande chanteuse Kara Terki Zakia et de Hadj Kacem, les deux artistes fruits du terroir connus pour leur savoir-faire dans l’interprétation des qassidate populaires du Hawzi, et leur interprétation fidèle des poèmes de Ibn M’Saïb, Bensahla Bentriqui qui ont laissé un véritable trésor dans la littérature populaire non encore exploité comme il le faut. Ces deux invités ont chanté en hors concours car le festival cette année a pour objectif, me dira un membre du comité préparatoire, de lancer les jeunes chanteurs doués pour le Hawzi, qui est un genre prisé par les familles tlemcéniennes pour le contenu des paroles et surtout le rythme musical léger et non assujetti aux normes académiques des Noubas andalouses. Le deuxième pour, le réalisateur Mrah Abdellatif a projeté un film documentaire sur Cheikh Larbi Bensari, intitulé La mémoire du Hawzi, à la maison de la culture Abdelkader Alloula, projection suivie d’un débat et ce, à partir de 16h.

Le soir, les mélomanes écouteront l’association El-Fen El-Acil de Khemis Miliana suivie d’El-Mezharia de Laghouat. L’association El-Kortobia de Tlemcen clôtura la soirée du jeudi 19/6 en hors concours. Cette association, rappelons-le, est présidée par Cheikh Boukli-Hacène Salah. Le vendredi 20/6, Cheikh Hamdi Mohamed donnera une conférence intitulée «Le Hawzi, un art dans sa plénitude» à la maison de la culture. La soirée sera animée par l’association El-Maghdriria de Mascara et El-Moutribia de Blida. L’association Tarab Al-Acil, présidée par le professeur Bekkaï Abdelkader, enchantera les mélomanes dans le beau site du Grand Bassin, un poumon d’oxygène dans une ancienne médina défigurée par le béton... Le samedi 21/6, 4e journée, les amoureux du Hawzi et de Driss El-Achouri (poète nedromi) écouteront l’association Assalam de Nedroma puis l’association qui a décroché le 1er prix de la première édition du Festival Hawzi (2007), à savoir Ahbab Cheikh Larbi Bensari, spécialiste dans les istikhbarat Hawfi et Hawzi. Les jeunes filles de Tlemcen profiteront pour «expérimenter» leurs youyous puisque c’est la saison des mariages ! Surprise de taille pour clôturer cette soirée, Cheb Anouar va s’essayer au Hawzi. A ne pas rater par les jeunes qui ont l’habitude de l’écouter dans le Raï! La cinquième journée, M. Dellai

Ahmed-Amine, sociologue, chercheur au CRASC d’Oran, fera une conférence intitulée «Cheikh El-Habib Benguennoun, poète de Mascara et grand poète du répertoire Hawzi et Melhoun d’après un manuscrit inédit de Ahmed Tahar». La soirée on écoutera l’association El-Wafaa de Constantine et l’association El-Anadil d’Alger. Awtar Tilimsan veillera avec les auditeurs qui apprécieront le fruit de toutes ces écoles qui oeuvrent pour la préservation de ce patrimoine. La sixième journée, un film documentaire sur la région de Tlemcen sera projeté. Le soir deux associations se produiront en plein air, à savoir El-Motribia de Biskra et El-Fen El-Acil de Tipaza.

L’association Gharnata de Tlemcen clôturera la soirée. Le 7e jour (mardi 24/6), à 17h, Mme Saïdani Maya, membre du jury qui dirige un projet de recherche sur la musique algérienne entre tradition et modernité, fera une conférence intitulée «Le Hawzi constantinois, entre authenticité et empreinte locale». En soirée, l’association Ben Badja de Mostaganem et les Etoiles de Rusicade de Skikda animeront la fête. Laslam, doyenne des associations de Tlemcen, clôturera la soirée en hors concours et jouera sûrement un morceau Inédit. Le mercredi 25/6, avant-dernière journée du Festival, verra la participation d’El-Mowahidia de Nedroma puis l’association Mustapha Benkhodja d’Oran, drivée par le Dr Amine Kalfat, et ses enfants qui ne vont pas venir «les mains vides» à Tlemcen. L’association Riad El-Andalous, qui vient de perdre son Cheikh Ahmed Malti dernièrement, que Dieu ait son âme en paix. Son président Sidi Ahmed Malti a tenu à préciser ce matin «que le groupe Riad El-Andalous a participé au Festival international d’Oujda et s’est produit le 12.6.2008 malgré le décès de Cheikh Malti et que le mercredi 25/6 Riad El-Andalous sera présente au Grand Bassin en hommage à feu Malti». Dont acte. Ce festival national sera clôturé le jeudi 26/6 et durera 9 neuf jours où les familles de Tlemcen et des quartiers périphériques (Ahwaz) se délecteront avec un large répertoire interprété par toutes les régions d’Algérie (Est - Ouest - Nord - Sud). La dernière soirée sera animée par l’étoile montante Meriem Benallal avec ses Hawfi et istikhbarat du terroir tlemcénien, et Nasreddine Chaouli avec son style algérois (Sousta) que les jeunes adorent. La Perle du Maghreb s’est préparée activement pour faire de cette grande fête un «Mawsim» culturel et musical qui devrait être au moins maghrébin! Sinon universel.


 
Par Sid’Ahmed Cheloufi

 
Publié dans le Quotidien d'Oran, le 21/06/2008

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Dimanche 1 juin 2008

   

Publié dans le Quotidien d'Oran le 01/06/2008
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Mardi 20 mai 2008

Les 80 ans de Hadj Mohamed-Tahar

Fergani à la tribune de l’UNESCO



Le chanteur Mourad Fergani a offert, pour les 80 printemps de son père, Hadj Mohamed-Tahar, une scène de choix -la tribune de l’Unesco- et un public en or venu des quatre coins de Paris pour partager, vendredi soir, ce moment particulier, un anniversaire, que l’on fête traditionnellement en famille et dans la stricte intimité. En faisant son entrée sur scène, en plein milieu du spectacle, le maître du malouf (musique andalouse) a eu droit à une longue «standing ovation» de la part du public. Ce dernier n’a pas hésité à entonner «joyeux anniversaire ya Fergani» à la grande joie du chantre qui s’est montré touché par tous ces signes de reconnaissance et de considération.

C’est avec émotion qu’il recevra l’énorme bouquet de roses, remis par sa petite-fille, ainsi que l’emblème national qu’il embrassera avec amour et respect. Hadj Mohamed-Tahar Fergani n’a pas déçu toutes ces familles venues partager avec lui cet évènement particulier, celui de ses 80 ans. Il s’installera dans un fauteuil qui lui a été réservé, avant de saisir à sa manière son violon, à la verticale, pour entamer un tour de chant en interprétant un cocktail de ses meilleures chansons.

La surprise du maître du malouf ne s’est pas arrêtée à ce stade. Son fils Samir, surgissant du fond de la salle, pour entamer une chanson qu’il a composée pour la circonstance dans laquelle il évoque la «saga des Fergani», de cheikh Hamou, lui même chanteur de malouf, qui a su transmettre cet héritage musical à son fils Mohamed-Tahar, qui lui-même s’est fait un devoir d’inculquer cet art à ses descendants, Salim et Samir.

La soirée a pris une autre tournure, lorsque le père et le fils se sont retrouvés, presque côte à côte pour se donner la réplique en toute complicité et dans une symbiose totale. Entourés d’un orchestre de sept musiciens dont Zahia, une pianiste, qui a montré tout le long de la soirée un talent indéniable, les Fergani ont gratifié les plus beaux morceaux de cette musique qui fait la réputation de Constantine, au grand bonheur du public.

Tous les ingrédients ont été réunis pour faire de cette soirée une véritable fête familiale. Applaudissements nourris, youyous fusant des quatre coins de la salle des Congrès de l’Unesco, le public a très bien réagi à la prestation du «mâalem» et de son fils. Lorsque la musique devient envoûtante, nombreuses parmi l’assistance n’ont pas hésité à «envahir» la scène ou les allées de la salle pour exécuter avec élégance et finesse des pas de danse en l’honneur de cet octogénaire, honoré par les siens avec le concours du Centre culturel algérien de Paris et la Délégation permanente algérienne à l’Unesco.

«C’est une soirée exceptionnelle et je suis comblé par cet extraordinaire cadeau que m’ont offert mon fils Samir et le public, venu en grand nombre cette soirée», a déclaré à l’APS, Hadj Mohamed-Tahar Fergani qui n’arrivait pas à cacher son émotion. Pour lui, «cette rencontre avec un public connaisseur et la prestation honorable de Mourad montrent que ma mission a été remplie. J’ai transmis cet amour du malouf aussi bien à mes enfants qu’au public. C’est la plus belle chose qui puisse arriver à un artiste». «J’ai rempli ma mission mais cela ne veut point dire arrêter de chanter. Le malouf circule dans mes veines. La musique est indispensable pour moi comme l’air que je respire», a-t-il précisé.

Publié dans le Quotidien d'Oran le 18/05/2008.
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Lundi 12 mai 2008
 

Dans l'Echo d'Oran, le 07/05/2008
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Sélection musicale

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