Mardi 15 juillet 2008

Maitre Zerrouk Mokdad    

 

 
 يوم الأربعاء 16  جويلية 2008 ابتداء من الساعة 20:30 مساءا بالمركز الثقافي عيسى مسعودي بمقر الإذاعة   

 

يعتبر الشيخ مقداد زروق من بين الأسماء اللامعة في سماء الموسيقى الجزائرية, حيث صار يرمز إلى الموسيقى
 الأندلسية بكل ما ما تحمل من رصيد تاريخي و فني عريق و تنهل من مكتسبات الموسيقى الحديثة من زاوية معاصرة, و هو من تلامذة الأستاذ المرحوم محيي الدين باشطارزي
                                ولد بمدينة الورود البليدة في أسرة موسيقية

 

                               شكلت سنة 1967 بداية رحلته مع هذا العالم الواسع من  التراث الموسيقي الوطني

بضعة أشهر بعد ذلك التحق بالجمعية "الجزائرية الموصيلية" حيث احتك بشخصيات موسيقية مرموقة في ميدان الموسيقى الأندلسية من أمثال عبد الكريم محمساجي, محمد بن سمان, زبير كركاشي, عزيوز حماشي عمار بن سمان, و حميدو أوجايديز وشارك مع هذه الجمعية العريقة في تنشيط العديد من الحفلات الأندلسيةداخل الوطن و خارجه. و بعد مسيرة 17 سنة عملا و جهدا و إبداعات مع الموسيقار العملاق مصطفى اسكندراني بالإذاعة الوطنية, ساهم خلالها في إحياء التراث الموسيقي الجزائري و تطويره و نشره, عين سنة 1992 قائدا للجوق الموسيقي للإذاعة. و يبقى الشيخ مقداد زروق, الذي يقود جوق الجزائر الجهوي للموسيقى الأندلسية في عمل دؤوب و متواصل, من أجل التعريف بالموسيقى الأندلسية و التراث الثقافي الجزائري و المحافظة عليه و نشره. حيث نشط الشيخ مقداد زروق بمناسبة تظاهرة الجزائر عاصمة الثقافة العربية 2008, العديد من الحفلات الموسيقية الأندلسية عبر مختلف المدن, كما رافق الفرقة الوطنية الجزائرية للموسيقى الأندلسية في مختلف حفلاتها و نشاطاتها داخل و خارج الوطن
 

 

 

Insraf dans le mode Raml Maya "Bayna Dhoulouïi", par Cheikh Zerrouk Mokdad

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Mardi 8 juillet 2008

Le 30 juin 2008 Saad-eddine Andaloussi et sa chorale Andaloussiya ont organisé un hommage au maitre du violon et doyen des musiciens Algériens Abdelghani Belkaid aujourd'hui âgé de 90 ans et installé à Paris.
L'hommage a eu lieu à l'aphithéâtre Richelieu de la Sorbonne.
La première partie fut le passage remarquable de la chorale Andaloussiya sous la direction de Saadedine Andaloussi et accompagnée par des musiciens invités, amis et complices de scène de Saadeddine...
(Noureddine Aliane)


1- Abdelghani Belkaid - Hommage à la Sorbonne
envoyé par cristoumi


2- Abdelghani Belkaid - le Maestro de l'alto
envoyé par cristoumi

Remerciements à Mme Lila Borsali pour les photos et Nounou pour les videos.
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Mercredi 30 avril 2008

 

 

     

Redouane Bensari, cette grande figure de la musique classique algérienne, représentait pour chaque jeune musicien de Tlemcen le summum de l’interprétation artistique dans toutes ses dimensions. A partir des années 60, la voix sublime du cheikh exilé pénétrait dans les foyers tlemceniens à travers  les bandes magnétiques que tous les mélomanes de cette belle musique repiquaient et conservaient jalousement chez eux. D’ailleurs, elles furent souvent l’objet de phénomène exhibitionniste de la part de certains mordus de Redouane qui, tout en évoquant une récente acquisition d’un document sonore concernant le Cheikh, n’hésitaient pas à fanfaronner en montrant une certaine fierté, surtout lorsqu’ils annonçaient le lieu et l’année de l’enregistrement dont ils sont en possession (Casablanca 1960, Rabat 1963, Lyon 1959, Tanger 1970 etc.). Ces gens là jouissaient à l’idée que des dizaines de personnes allaient les supplier pour s’enquérir de l’enregistrement, encore faut-il que tout le monde ait un magnétophone à bande. Je pense que tous les jeunes de ma génération ont vécu cette situation et c’est de cette manière qu’on avait découvert cette voix divine qui coulait comme l’eau de source, naturellement, dans laquelle les amoureux de cette musique enchanteresse venaient étancher leur soif. Ce qui est sûr par contre, nos parents qui l’ont connu, côtoyé, ne l’écoutaient pas de la même façon que nous : nostalgie oblige ! Ces mêmes parents ou nos aînés qui l’ont vu se produire à Tlemcen dans les années 50 (sacrés veinards !), sont arrivés à nous inculquer cette « écoute nostalgique » et, Redouane Bensari excellait tellement dans la transmission des ondes mélancoliques qu’on aurait dit que tous les textes qu’ils chantaient, surtout le Haouzi, avaient été écrits spécialement pour lui tant la charge émotionnelle qu’ils véhiculent peut paraître prémonitoire dans la poésie développée durant les siècles précédents.

C’est à ce moment là qu’une véritable école s’installa à Tlemcen et dans plusieurs villes d’Algérie, celle de Redouane Bensari avec sa voix et son jeu de luth inégalables. D’année en année, on parlait du « phénomène Redouane » voire du « mythe Redouane ». Du coup, tout le monde voulait le voir, le rencontrer, passer une soirée avec lui. Dans les enregistrements, on entendait les voix des personnes qui ont eu la chance de le connaître, de s’asseoir à côté de lui et de le voir chanter et jouer de son instrument fétiche : le luth (el aoud). Cela ne pouvait pas se réaliser facilement ; d’une part, les frontières étaient très souvent fermées et d’autre part, il y avait ce mythe qui était là quelque part: qui pourrait approcher le maître ? Tout le monde connaissait aussi la réputation qu’on adorait lui coller à savoir, sa susceptibilité et son trait de caractère pas très commode ! (J’ai su par la suite, quand je l’ai rencontré qu’il s’agissait de réactions tout à fait naturelles de sa part, à l’encontre de personnes maladroites voire indésirables qui venaient le rencontrer et qui lui proposaient des veillées ou de l’enregistrer alors qu’il ne les connaissait même pas ! Ne dit-on pas dans la tradition orale de chez nous« On ne doit jamais dire au chanteur de chanter ? »).

Avec l’avènement des moyens d’enregistrement plus sophistiqués et surtout la vidéo dans les années 80, les tlemceniens ont pu enfin placer une image sur le son et la voix qu’ils écoutaient depuis plus de 25 ans et ce, grâce à des enregistrements réalisés par docteur Ghoul Yahia. Les images vivantes d’un virtuose que la ville de Tlemcen avait perdu depuis longtemps arrivaient comme par miracle aux foyers tlemceniens et où on découvrait ou redécouvrait Cheikh Redouane qui ressuscitait au grand plaisir de ses adeptes. 

Sans cet aperçu, mettant en exergue la dimension spirituelle du personnage, je n’arriverai jamais à vous transmettre mon émotion et ma joie quand je l’ai rencontré chez des amis communs en 1991 à Tanger, alors qu’on était tous les deux invités à donner deux soirées consécutives, ensemble, lui avec son luth d’un côté et de l’autre, moi-même avec mon orchestre ramené de Tlemcen.

C’est en juin 1991, quand on arriva à l’hôtel qui surplombait la magnifique ville de Tanger, que je vis pour la première fois de ma vie, Cheikh Redouane : mon rêve venait enfin de se réaliser. Je venais de mettre fin à un mythe que j’ai trop longtemps traîné car c’est contraignant de ne connaître quelqu’un qu’à travers les autres. C’était un homme simple, humble, accueillant, souriant, à la fois au contact facile et  discret. Comprenant sans doute mon émotion que j’avais du mal à dissimuler, c’est lui qui fut le premier à m’interpeller. Il connaissait toute ma famille, le quartier où je suis né ; il me confirma, exactement comme on me l’avait dit, l’information selon laquelle il avait animé le mariage de mon père au domicile familial dans les années cinquante. 

Durant Les deux soirées, mes camarades et moi avions eu plein les yeux et plein les oreilles : Il a interprété des noubas entières, du Haouzi, du âroubi et on a eu même droit à du « Oum Keltoum » et du « Mohamed Abdelwahab » : c’était un régal ; il n’y avait que du bonheur ! Tantôt il jouait au luth, tantôt au violon/alto alors que mes amis Didi Fouad, Tarik Feroui et moi-même relayions mandoline, violon 4/4 et kouitra.

 

Tewfik Benghabrit  (artiste)


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Dimanche 9 mars 2008
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Emue que je suis par la disparition de mon ami le grand artiste Samy El Maghribi, avec lequel j'ai longuement partagé plus que des correspondances.
Samy est irremplaçable, avec sa voix chaleureuse et puissante, sa diction parfaite…et sa capacité presque magique à transmettre l’âme d’une chanson, qui peut parler d’amour, de nostalgie, de séparation…Tout simplement : l’écouter a toujours été pour moi « un bonheur ».
Heureuse et honorée je suis d’avoir connu l’artiste qu’il est, mais aussi l’être humain. Modeste, accueillant, et artiste jusqu’à l’âme. C’en est une grande perte. Tlemcen se souviendra de lui, lui qui espérait y revenir pour chanter…
Cette triste nouvelle affecte toute la famille musicale en Algérie.
 
En mon nom, et celui de tous les mélomanes, lecteurs et fidèles du blog Andaloussiate, je présente mes sincères condoléances à son épouse, à ses enfants. Mlle Kawther (Tlemcen)

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Je vous fais lire le premier mail que j'ai eu le bonheur de recevoir de ce grand artiste, le vendredi 25 juin 2004:

"Merci est un mot bien banal pour vous exprimer mes sentiments  devant la chaleur des termes de votre éloquente missive, lesquels me remuent profondément en me rappelant les glorieux moments vécus à Tlemcen en compagnie du Cheikh El Arbi Ben Sari, Abdelkrim Dali et bien d'autres "Rhimahoum Allah", impressionné que j'étais par leur compétence et leur respect de l'Art qu'ils pratiquaient et de ceux qui s'y intéressaient sérieusement, tels moi-même.

Quant au public Tlemcenien, pour moi, il est le meilleur que j'ai eu le loisir et le bonheur d'apprécier, en tant que mélomanes et amoureux de la musique andalouse, tout comme vous-même, sans l'ombre d'un doute. 

 Pour répondre à votre question, c'était la nouba "hssine" que j'ai chanté en compagnie de mon ami Ahmed Piro et c'était au théâtre Mohammed V `de Rabat, en Novembre 2000, au festival de la musique Gharnati. J'éprouverai un réel plaisir à converser avec vous téléphoniquement:

                   Bien musicalement vôtre:   S A M Y"

..................

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