Mercredi 22 février 2006
Une voix docile…nommée Dali !
 
Tout comme Cheikh Rédouane, Tlemcen a vu naître en cette année de 1914, un autre « monstre sacré » : Abdelkrim Dali, devenu plus tard, l’un des monuments de la ville de Tlemcen, un géant de la musique andalouse algérienne, une référence à part entière pour les écoles d’Alger et Tlemcen…Pourtant, Dali ne serait jamais devenu ce qu’il est, s’il était resté à Tlemcen…
 
Né à Derb Hlawa, en plein quartier de Bab El Djiad, Abdelkrim Dali était issu d’une famille de mélomane, et fils de « halwadji » (son père était pâtissier).
Il fait un passage obligatoire à Djamaâ Echorfa (Rue Khaldoun), où était pour lui l’occasion de s’acquérir des valeurs religieuses…
Il doit son principal enseignement musical à Cheikh Omar Bakhchi, devenu son complice, et plus tard, son gendre, quand ce dernier le maria à sa fille adoptive (El Hadja Baya, sa nièce en réalité). Mais avant Cheikh Omar, le jeune Abdelkrim eut l’honneur de côtoyer artistiquement d’autres maîtres de l’époque, tels Cheikhs : Abdeslam Bensari, Lazâr Ben Dali Yahia, mais aussi Cheikha Tetma Ben Tabet, qu’il accompagna au chant et à l’instrument dans les mariages, et même dans certains enregistrements où l’on peut y apprécier la petite voix de Abdelkrim Dali, qui était jeune certes, mais dont la voix avait déjà atteint une certaine puissance.
Surtout, faut-il rappeler encore que Dali n’avait jamais « commencé » sa carrière avec Cheikh Larbi Ben Sari, comme a pu le lire ou l’entendre « houna oua hounak », pour l’unique raison que Cheikh Larbi avait déjà ses enfants dans son orchestre, dont Rédouane comme soliste…
 
Vers les années 30’, Abdelkrim Dali accompagna l’association El Andaloussia de Oujda (créée, 1921 par Cheikh Mohamed Bensmaïne, un autre enfant de Tlemcen), dans plusieurs soirées au Maroc et à l’étranger…
Plusieurs témoignages rapportent que Dali « survivait » à Tlemcen…l’art ne pouvant lui assurer une vie correcte et digne. C’est de la sorte qu’il pensa à s’installer à Alger, trouvant en cette ville les différents moyens pour laisser épanouir ses talents : l’orchestre de l’opéra d’Alger avec feu Cheikh Mahieddine Bachetarzi, l’orchestre de la Radio, dirigé à l’époque par feu Cheikh Med Fakhardji, plus tard le Conservatoire…C’est ainsi qu’il a ramené à Alger plusieurs morceaux du répertoire de Tlemcen, telle la Touchia Dhil
 
C’est de la sorte que Abdelkrim Dali a pu acquérir et bénéficier d’une double culture musicale : si l’on parle du répertoire de Tlemcen et d’Alger. Il a pu enregistrer ainsi à Radio Alger, ou à l’INM (l’institut national de musique), une bonne partie de son répertoire…entre autres, dans le :
-Hawzi : Ya El Wahed EL Khaleq Laâbed Soultani - Ya Daw Aâyani - Nar Welfi Chaâlet w’Gdete F’knani - Nar Houakoum Fedlil Telheb L’hib - Ya Layemni F’liïti…
-Gherbi : El Kawi – Saâdet EL Qalb EL Hani - El Aârsa - EL Hadjam…
-Madih : Besmellah Bdite Nzemmem – Chants R’hawi – El Hamodoullillah Nelt Qesdi w’Bleght Mnaya (une qasida qu’il a composée après son pèlerinage)…
Ajoutées à cela les différentes Noubate enregistrées à la Radio, et à sa 1ère série d’enregistrement entamée étant jeune déjà… 

De toutes les manières, Abdelkrim Dali fera toujours partie intégrante de notre personnalité artistique…Qui d’entre nous, algériens, n’eut jamais entendu parler de lui, de « Qissat Sidna Ibrahim », ou bien « Mezzino N’har El Youm, Sahha Aîdkoum » qui est devenue, en quelque sorte, un 2ème hymne national…Quels seraient nos Aïds sans Abdelrim Dali !

Par Kawther - Publié dans : Maîtres & Biographies
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Jeudi 16 février 2006

Hanina, est une chansonnette que les gens de Tlemcen ont adopté…Son origine serait de la Syrie , Cheikh Larbi Ben Sari l’aurait ramené en 1904, alors qu’il rentrait de son pèlerinage aux Lieux Saints. Mais si il est vrai que c’est une « oughniya chamiya », pourquoi on y trouve certains mots du dialecte tlemcenien, tel « tetmellek », qui signifie « tu te fiances » ?! Cela explique-t-il peut-être que le texte ait été modifié une fois arrivé à Tlemcen?

Cheikha Tetma était la 1ère à enregistrer cette chansonnette sur disques 78 tours, l’enregistrement date d’avant 1920, d’après Si Mustapha Krabchi, connu à Tlemcen comme étant le bibliophile de Cheikha Tetma…mais il existe également une « version Cheikh Rédouane », enregistrée beaucoup plus tard…

 

 

                       « Hanina », écrite de la main de Cheikh Larbi Ben Sari.

 

 

Par Kawther - Publié dans : Actualités/ Débats
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Dimanche 12 février 2006

Lamia Maâdini : la musique andalouse au féminin !!!

 (Source : CD de Lamia Maâdini)   

 

 

Née en 1967 à Alger, au sein d'une famille qui réservait une place de choix à la musique andalouse, Lamia était indéniablement prédisposée à cette inclination pour la musique. El effet, sa mère Salima Maadini, pianiste et professeur au conservatoire municipal d'Alger a tenu à ce que Lamia, tout comme sa soeur aînée, suive des cours de musique andalouse après l'école. Lamia est donc tout naturellement inscrite dès l'âge de 6 ans au conservatoire au cours animé par feu Si Abdelkrim Mhamsadji qui initie aux rudiments de cette musique et à la pratique de la mandoline.Après s'être familiarisée avec quelques modes et rythmes de la çanâa, Lamia intègre le cours supérieur dirigé par feu Si Mustapha Boutriche, son professeur attitré qui découvre son timbre et son aptitude à interpréter les "istikhbar", un don qu'il cultivera sans cesse, il l'initie également au luth et guide avec attention ses pas au fil des années et des différents examens jusqu'à l'obtention de son premier prix du conservatoire en 1988.

 
Très marquée par les encouragements de feu Si Mustapha Skandrani qui menait l'orchestre du conservatoire regroupant professeurs et élèves, Lamia interprète sous sa coupe, lors d'un concert du conservatoire, une nouba Dil. Elle prête également sa voix à une tentative d'harmonisation de la nouba Raml sous la baguette de feu Abdelwahab Salim et son orchestre philharmoniqueSes études au conservatoire et au lycée ne l'empêchent pas de rejoindre dès les premières années de sa création l'association El Fakhardjia, pour assister aux derniers cours dispensés par feu Si Abderrezak Fakhardji grand maître de l'école d'Alger. Ensuite, elle fait aussi partie des musiciens qui assistent à la naissance de l'association Es-soundoussia en 1986, sous la direction de Nour-Eddine Saoudi, une association à laquelle Lamia demeure fidèle jusqu'à ce jour, elle y dispense des cours de piano et assure toujours des interventions ponctuelles sur les CD de cet ensemble ainsi qu'en concert à travers l'Algérie et dans plusieurs pays du Maghreb et de l'Europe, ce qui ne l'éloigne pas de l'organisation de sa vie de famille et de l'éducation de son fils Amine, ainsi que de son travail d'agent commercial au sein d'Air Algérie.

 

 

 

(Biographie proposée par feu Tarik Hamouche, actualisée par le blog Andaloussiate)

MERCI à nos amis Mimi et Abderrazak Loubar pour les photos.

 

                                                                             Aujourd'hui, et pour le plaisir de ses amis, ses professeurs, ses élèves et beaucoup de mélomanes, Lamia se décide enfin à ne pas faire exception aux voix qui ont fait cette première génération d'Es-soundoussia et qui se sont toutes lancées dans de passionnantes carrières.Elle nous offre ainsi une interprétation de la nouba Sika, ainsi que deux autres CD dans des Qsayed populaires, des pièces savamment choisies et interprétées avec sincérité et émotion conjuguées à la technique et expérience que sont les siennes.

Lamia Maâdini, a actuellement à son actif trois (03) albums, le premier qui est nouba Sika, et les 2 autres, dans la poésie populaire, entre Hawzi et Aâroubi… 

Par Kawther - Publié dans : Coup 2 coeur!
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Mardi 7 février 2006


Samy chez Nostarchive* !

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Trois (03) numéros de cette émission seront consacrés à la carrière artistique de l’artiste connu sous le nom de Samy El Maghribi (Du mardi 07/02 au mardi 21/02).

-Au programme: biographie, anecdotes, illustrations sonores dont une interview inédite !

*Nostarchive : Emission hebdomadaire diffusée sur Alger Chaîne III, chaque mardi à 20H ; produite et animée par Chahrazed Soltane & Nasreddine Baghdadi. 

Par Mélomanes - Publié dans : Actualités/ Débats
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